24/09/2026
Aussi quand Sylvie, la déesse de la forêt s'occupe de navigation à l'ancienne, cartes, compas et règle bretonne à la main, nous éteignons les instruments de bord. Guylaine, échappée d’une chanson des Beatles, trace la route à la barre sur une mer démontée avec une telle rectitude qu'elle semble s'imaginer sur un lac alpin par grand beau temps, quant à Odile, mon Idole, surnommée la gardienne des winchs, focs, génois et tourmentins n'ont qu'à bien se tenir !
Hervé ce chef de bord de légende aux Vieux Gréements, s’efface sous le poids de cette triple énergie, quant à votre serviteur, sorte de pirate de planche à voile, il se fait l'ombre de lui-même et dort souvent dans un coffre ou une annexe dégonflée échouée sur une plage quelconque...
Nous ne parlerons pas ici de la nav « express » St Nazaire Lorient en moins de 10 heures, longtemps accompagnée par une bande de joyeux dauphins. Silence sur l'apéro géant a bord du FRANÇAIS, un trois mats blanc de 37m, que nous croiserons plus tard toutes voiles dehors avant la passe de la TEIGNOUSE, contraste assuré avec, la veille, la rencontre un court moment avec un IMOCA dernière génération. Silence aussi sur la ronde des voiliers devant l’écluse de Palais. Pas un mot de la rencontre avec VENT D’OUEST, le chien du GRIFFON un voilier remarquable du musée nautique de La Rochelle, skipper par la réplique du capitaine Haddock cigare au bec seul partant ce jour de grand vent contre, pour sortir du Golfe.
Le Golfe du Morbihan, ce lieu mythique, sorte de Mont Blanc pour les voileux ou sévit le deuxième courant de marée le plus puissant d’Europe entre l’île de BERDER et l’île de LA JUMENT, BOREAS avec son équipage, drisses et écoutes entre les dents, sans moteur a du s’y prendre a deux fois pour le vaincre !!!
Si le BOREAS avec la fière allure de sa carène rouge sang a impressionnée toute la flottille, lors du fameux repas au SAN FRANCISCO sur l’île aux moines, l’équipage flamboyant a tout autant marqué les esprits.
Bien sûr, dans un passé lointain, les femmes de la mer étaient si rares que le mot marin n’a toujours pas d’équivalent au féminin, et si les noms des bateaux sont à majorité masculins, la garcette, ce petit bout issu d’un cordage plus grand et usé qui sert à tout et même autrefois de fouet pour punir les marins récalcitrants est forcément du genre féminin !!!
Les chants marins fourmillent de textes qui ne mettent pas la femme en valeur mais cependant émergent du répertoire traditionnel des voix et des histoires à la gloire des femmes de mer, et quoi de plus féminin que ce simple et puissant mot : la mer.
Mais n’oublions pas de dire merci à l’équipe de « FÊTE DU VENT ET DE LA MER » pour son sérieux, sa bienveillance et bien entendu sa convivialité.
Vous l’aurez compris ; une belle flottille de 30 bateaux, des ports d’accueil au top, une météo clémente, des rencontres truculentes sur BOREAS, un magnifique voilier, et Hervé un skipper exceptionnel. Ses modestes équipiers, Sylvie, Guylaine, Odile et Alain n’oublieront pas cette croisière et espèrent élargir cette expérience les années avenir à d’autres navires et marins des VIEUX GRÉEMENTS DE ST NAZAIRE.
Alain S dit Alain crochet pour VGSN.
Contrejour à l'Ile aux Moines... Équipage au soleil... L'entrée du golfe contre fin de marée descendante... et La flottille loin derrière Boréas
La flottille à quai... et Le France dans les haubans de Boréas
L'équipage au complet sur le France... et Le Palais au petit matin


Les filles... et Odile à la barre
27/08/2026

Otaha, photos de gauche et du centre, Vieux port de Nice 1956... à droite, extrait d'un article paru dans Chasse Marée
Tout commence à Nice, en 1956, quand les Chantiers de la Réserve lancent ce motor-sailer dessiné par l'architecte Maurice Amiet. Coque en acajou, membrures en acacia rivetées au cuivre, mât en spruce : le bateau est construit sur mesure pour un commanditaire hors norme — un homme de près de deux mètres, pour qui le rouf devait offrir une hauteur sous barrot exceptionnelle de 1,80 mètre. Sa vocation : sillonner les îles de l'Océanie et pratiquer la pêche au gros au large de la Polynésie.
Le bateau est un cadeau : celui d'une tante fortunée niçoise à son grand-neveu, qui le baptise « la Belle Edmée » — peut-être en hommage à cette généreuse donatrice. Immatriculé une première fois à Papeete, il navigue plusieurs années dans le Pacifique avant de rentrer en France par ses propres moyens. En 1977, un acte de francisation lui donne son nom actuel : Otaha, la frégate, oiseau hauturier, en tahitien.
S'ensuit un nouveau chapitre à Saint-Malo, où le grand-neveu, devenu président du Cercle nautique, cède le bateau, avant qu'il ne soit racheté en 1999 par Franck Barrau, qui entreprend pendant vingt-cinq ans un suivi minutieux de son entretien : changement de moteur, reprise de la râblure, restauration du mât et du safran… Autant d'étapes qui ont permis à Otaha de retrouver, sous les couleurs de la Bretagne-sud, la forme qu'on lui connaît aujourd'hui.
L'enquête de Gérard Simon, nourrie par les témoignages de Franck Barrau et de Gilbert Pasqui — dont le père, contremaître au chantier de la Réserve, a vu naître le bateau — ainsi que par les colonnes de la revue Le Yacht de décembre 1956, restitue avec précision cette histoire peu banale.
Le texte complet, avec l'intégralité des témoignages, le détail des travaux menés depuis 1999 et les sources consultées, est disponible en téléchargement ci-dessous.
» Télécharger l'histoire complète d'Otaha (PDF)
Merci à Gérard Simon pour ce beau travail de mémoire, précieux pour l'association.

Otaha, photo de gauche Tangi Le Bigot... au centre, Otaha en 2007... à droite, photo Alain Gicquel à Pen Bron

Otaha lors de Vilaine en Fête 2026, l'une de ses premières sorties avec les Vieux Gréements de St Nazaire
14/08/2026
Après un convoyage pépère de Pornic au Pouliguen en compagnie de Hervé, Guylaine, Jean Christophe et Jean Yves, par un temps clément l’entrée dans le port a donné lieu à une arrivée maîtrisée faisant l’admiration des connaisseurs manœuvre qui sera répétée chaque soir de notre passage pour les voiles de légende sur Boréas. Félicitations à notre skipper Hervé.
Voiles de Légendes
Pendant 3 jours, nous avons régaté Hervé, Rémy, Jean Christophe, Jean Louis, Jean Yves par des vents favorables parfois très faibles justifiant des annulations ou des raccourcissements de parcours. Nous avons visité la baie, le passage des troves, le passage entre les bouées Penchâteau et les Guerandaises, les Evens, la bouée de Basse Lovre face à Batz/Mer. Nous avons envoyé les couleurs du spi, des journées pleines saluées le soir par une ou deux bières au club.
Samedi soir, soirée des équipages où certains ont étrenné la chemise de la 26 e édition.
Enfin, le dimanche matin, brunch et remise des prix la couleur dominante parmis les dames et les messieurs étant le bleu marine et le blanc, voire la cravate jaune et bleu du club!!
Le classement de Boréas 14 sur 30 bateaux, Pen Duick 5 étant 13e avec à bord une bande de jeunes!!
Fin des régates de la Baule.
Noirmoutier classic
Après convoyage vers l’Herbaudiere à Noirmoutier, on attaque la 27e édition de la Noirmoutier Classic du 7 au 9 août organisée par le CVBC, Cercle de la Voile du Bois de la Chaize.
L’équipage est composé de Hervé, Pascal, Yannick M, Francois, Jean Yves L, nous avons visité la baie de Bourgneuf la plage des dames au près, sous spi et comme le fait remarquer Hervé nous n’avons jamais été rattrapé sous cette voilure, maîtrise!!!!!
La météo a varié de faible à 15 nœuds, le soleil était présent, bref de vraies vacances !!
Dès la fin des régates Pascal est retourné en voiture à Nantes l’équipage est reparti pour l’écluse Est de 20h à Saint Nazaire, laissant à JY le soin de représenter le bateau ,T shirt Boréas, et l’équipage. Merci les gars!!!
Nous finissons 6e, une place de mieux que l’an dernier, des marges de progression pour les prochaines années, ambiance plus détendue mais je ne reste pas au cocktail, je dois ramener l’automobile à St Naz et retrouver mon nid.
En conclusion de ces deux régates le bilan est globalement positif comme aurait dit Georges.
A recommencer pour former des équipiers, naviguer, rencontrer des équipages.
Pour ma part les régates m’ont permis de rajeunir de quelques années c’est un plaisir d’être sur l’eau.



04/08/2026
Le week-end a tenu ses promesses. Samedi, régate en Zig-Zag au large de Port Navalo : un parcours simple entre la plage et la balise cardinale Sud Méaban, chronométré, avec autant de tours que les équipages le souhaitaient. Vent hésitant le matin, pétole à midi, puis un bel Ouest qui s'est levé l'après-midi pour offrir une belle empoignade — 38 minutes pour Boréas, 43 pour Otaha, et une troisième place sur le podium.
Dimanche, place à la Grande Parade : les deux voiliers, réduits de toile, ont défilé au large de Houat avec la flotte des 23 autres bateaux inscrits, sous le regard des nombreux spectateurs massés sur la corniche. Le soir, banc d'huîtres, paella et musique ont réuni les équipages à terre, dans une ambiance conviviale bien méritée après une journée de navigation musclée.
Le retour vers Saint-Nazaire s'est fait lundi, par une belle matinée : spi hissé au petit jour pour l'un, route côtière pour l'autre, et une arrivée au quai du Commerce en milieu d'après-midi, sous le soleil et accueillis par quelques amis venus les attendre.
Cinq jours de navigation variée, un bel accueil de l'organisation des GRPN, et de belles images à partager — retrouvez-les dans la galerie ci-dessous.
Le récit complet de cette croisière, signé Olivier Guillouet, équipier de Boréas, est disponible en téléchargement : Cliquez-Ici

26/07/2026
Ce matin du 16 juillet, dès 7 h 15, les professionnels se sont présentés progressivement à la porte du 7, rue Vergniaud, accueillis par les matinaux volontaires habituels. Les visiteurs, bien organisés, sont arrivés équipés du nécessaire pour un café et de paniers de viennoiseries, créant dès l'ouverture une ambiance décontractée.
Les arrivées des visiteurs et des nombreux encadrants se sont succédé, et à 7 h 45 une présentation des VG a pu être lancée devant une assemblée attentive et curieuse de découvrir un nouvel élément insoupçonné (pour certains) de l'activité nazairienne.
Florian Blanchard, le président, a présenté l'origine et la vie du club de professionnels de la Presqu'île guérandaise, volontairement limité à 40 membres. Chacun des membres présents a pu exposer son activité professionnelle dans des domaines très divers, allant du paysagiste au cabinet d'avocats, en passant par l'industrie, l'agence immobilière, les conseils aux entreprises, la voile, l'entretien de réseau, l'intérim, le notariat, etc.
De même, les VG ont pu sensibiliser les visiteurs aux particularités de l'activité de l'association, et le volet « formation » a suscité de l'intérêt parmi l'auditoire, nous permettant d'envisager l'accueil de nouveaux candidats au permis.
Une discussion libre entre les membres et une déambulation dans les locaux ont clôturé cette sympathique visite matinale.
À 9 h 00, les actifs VG réguliers croisaient les professionnels sur le pas de la porte, chacun répondant à l'appel du devoir vers son chantier respectif.
Belle expérience de découverte mutuelle, permettant d'envisager de nombreuses réciprocités dans différents domaines.
Les activités et la liste des entreprises visiteuses sont à découvrir sur https://presqu-ile-pro.fr/

03/07/2026

Direction le Pouliguen par une météo clémente, vent faible à l’aller.
Les grosses unités contournent le phare du Grand Charpentier, les Troves puis les Évins pour entrer dans la baie de La Baule entre les bouées Penchateau et Guérandaise, et se présentent devant le port du Pouliguen.
Ti Mama a préféré longer la côte de sainte Marguerite de Pornichet et arrive en même temps
au Pouliguen pour préparer la parade.
Ils sont accueillis par les membres des VGSN qui sont venus par la terre !
La parade se déroule sans encombre avec un commentateur qui décrit les différents bateaux.

Une fois les bateaux amarrés, les équipages déambulent sur le quai où sont regroupés différents stands VGSN, SNSM, Skol Armor…
La bière est la bienvenue surtout la première gorgée, car le soleil donne ! Dîner des équipages en soirée, certains dormiront sur les bateaux d’autres à la maison.
Retour vers notre port d’attache
Dimanche, Boréas et Otaha décollent très tôt, Ti Mama part en début d'après-midi. Toute la flotte après des trajets variés se retrouve devant l’écluse Est de 18 heures après une navigation au vent portant qui forcit en fin d'après-midi.
En conclusion, weekend de navigation agréable avec mise en pratique de manœuvres, de prise de barre, séances de matelotage, explication de termes marins.
Les trois bateaux ont dignement représenté les VGSN à la satisfaction des membres présents !
Ateliers ouverts : lundi, jeudi et samedi de 9h à 12h
7 rue Pierre Vergniaud
44600 SAINT NAZAIRE
02 40 22 63 89 - contact@vgsn44.com